NOVA GORICA – TRIESTE (Via GORIZIA)

Après trois nuits à Nova Gorica, je m’en vais passer la dernière de ce voyage à Trieste. Depuis la gare routière de Nova Gorica, je rejoins la ferroviaire de Gorizia en cinq minutes dans un bus de la régie autonome locale. Après des décennies à se regarder en chien de faïence derrière un grillage, les deux villes se raccrochent maintenant comme celles d’une banlieue. C’est bien connaitre la crânerie de l’Europe des peuples que de les diluer dans des convenances facilitatrices communautaires !

Sur les bords azur de l’Adriatique, je subis mes derniers soubresauts ferrés. En regardant le castello di Miramare sur ma droite, décor fellinien idéal pour n’importe quelle dolce vita, je me demande si ces 17 000 kilomètres de fugue européenne qui n’a rien eu de celle d’un trimardeur seront utiles à compléter mon profil linkedin. Cette pitrerie sociale qui prétend démontrer toute l’épaisseur d’une personne par l’étroitesse de ses réseaux.

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